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Valérie PASSEPORT

Le mot de la Présidente

Parles nous de toi Valérie!

Il est toujours difficile de parler de soi, mais allez! Je me lance!

J’ai suivi des études de géographie à l’université d’Avignon qui m’ont passionné et qui m’ont tout de suite donné envie d’aller plus loin, d’aller sur le terrain. Mon désir de voyage est précoce. Depuis l’âge de 18 ans, avec mon sac à dos, j’ai pu voir la réalité de la vie un peu partout en Afrique, en Asie, et avant toute chose en Europe.
C’est un profond désir d’Afrique qui m’a surtout donné envie de me lancer dans la solidarité. Le hasard de la vie a placé le Maroc sur mon chemin. Ce sont essentiellement des rencontres fortuites qui m’ont donné l’extrême chance de me lancer dans le projet Tamounte, à Zaouit.

Je me décrirais avant tout comme une grande voyageuse. Je suis également une grande rêveuse, très contemplative. J’aime ne rien faire en regardant les paysages, lire… mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est la découverte, la surprise, l’aventure, la magie de la vie : ne pas savoir ce qu’il va arriver le lendemain, c’est ainsi que je voyage.

Qu’est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?

Ce qui me donne envie de me lever le matin, c’est le désir d’avancer, de découvrir en permanence de nouvelles choses. Mais également de réussir les challenges que je me suis lancés, souvent toute seule. Je ne veux ni échouer, ni arrêter ; chaque jour est un jour nouveau rempli de défis, et c’est à bras le corps que, au-delà de mes journées de travail, je dois trouver des solutions. Le plus difficile pour moi est souvent d’être isolée dans l’ensemble des projets, même si je suis entourée de jeunes.

Pourquoi as-tu créé ton association ?

L’association est née d’une série d’opportunités fortuites, de rencontres et évidemment de nécessités. Établir une structure légale pour pouvoir agir en transparence, mais je dois avouer que notre fonctionnement est parfois un peu élastique au gré des rencontres, des désirs des uns et des autres et du temps que chacun veux bien donner à l’association. Elle est essentiellement née pour le projet autour du Maroc, même si après se sont greffés des projets complémentaires, au Burkina Faso et en Tunisie.

Comment tu vois le monde ?

J’ai une vision extrêmement négative… ce que je vois ne me laisse pas un grand espoir de voir le monde s’améliorer réellement. J’ai trop l’impression que les grands de ce monde (ce terme est assez vaste, il est vrai) ont tendance à détruire tout ce qu’ils peuvent et ne s’intéressent pas aux petites gens.
En même temps, j’ai une vision extrêmement positive. D’abord parce que des jeunes comme vous nous poussent, sont là, sont présents. Et puis surtout parce que depuis quelques petites années je vois émerger un monde nouveau, celui qui est si bien incarné par le film Demain, Colibris et par tous ces jeunes, les Créatifs Culturels.
Tout cela je le vis profondément, je me sens entièrement à ma place dans ces mouvements, même si je n’y suis pas concrètement. Cela me booste et me donne un véritable espoir de pouvoir aider les petites gens.
Ce qui me rend positive également c’est de pouvoir constater que les micros projets tels que nous pouvons les faire nous, les toutes petites associations, sont réellement efficaces même s’il y a de grosses difficultés pour trouver des mécènes.

Comment tu vois la vie ?

J’adore la vie, même si elle ne m’a pas épargné certaines douleurs. Mais j’avoue que si je devais recommencer, je ferais sans doute pratiquement les mêmes choix.
Je pense que nous avons la chance d’être en France, un pays libre avec des droits. J’ai la chance également d’être une femme, de pouvoir faire des choix, de pouvoir avancer, de rêver et de les réaliser en grande partie. Donc oui, j’aime la vie. Mes voyages me permettent d’apprécier d’autant plus ce que j’ai ici. C’est ce qui m’incite à pouvoir avoir envie constamment de bouger plus encore, et d’aider l’Autre.

Ce serait quoi pour toi un monde réenchanté ?

Très concrètement, supprimer les injustices telles que je les ai vues parfois en Afrique. La malnutrition et la très grande misère, la maladie… ce qui me gêne le plus, ce qui me perturbe le plus et m’empêche parfois de dormir, ce sont les inégalités. Voir des personnes mourir de faim, et à quelques kilomètres de cela des gens riches indifférents. C’est leur indifférence qui me perturbe.

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